Non, nous ne sommes pas soulagés. Non, la libération de Julien Coupat n’est pas une « victoire ». C’est au mieux un camouflet pour tous ces impudents qui nous ont attaqués. Pour nous, ce n’est
qu’une étape. Vers l’impunité, pour tous et pour tout. Nous n’enverrons pas de bouquet de fleurs au parquet. Leur harcèlement va continuer, contre nous, nos amis, contre d’autres. Les contrôles
judiciaires, les amitiés interdites, les surveillances, les garde-à-vues de 96h. Ce qui s’est fait jour dans cette affaire c’est la détermination, la détermination pathétique d’un ordre sénile prêt
à tout pour anéantir ce qui lui résiste et compte bien lui survivre. Tout ne fait que commencer, pour eux, comme pour nous tous. Nous continuons, donc. Notre défense est tout aussi préventive
qu’offensive. Il a été question de déplacer l’affrontement du plan judiciaire au plan politique. Cela a provoqué quelques incompréhensions. Nous annonçons donc la tenue, le 21 Juin (jour de la fête
de la musique) à 15h aux Halles à Paris une grande manifestation. Nous y invitons toutes les personnes, toutes les bandes, tous les ouvriers, tous les manifestants ayant subit le harcèlement brutal
et judiciaire de la police et de ses politiciens. Nous y appelons toutes celles et ceux qui ne supportent pas cet ordre du monde, toutes celles et ceux qui s’organisent pour survivre, envers et
contre tout. Nous y invitons toutes celles et ceux pour qui il est temps, enfin, de se retrouver.
Pour Julien, tous les autres et contre tout : Rendez-vous Dimanche 21 Juin – 15H – Fontaine des innocents - PARIS
Comité du soutien du 11 novembre : http://www.soutien11novembre.org/spip.php?article494
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Un peu plus de quinze jours après que la police ait procédé à une vingtaine d’interpellations, dans le cadre de la manifestation contre les violences d’Etat du 23 mai dernier à Lille, l’institution
judiciaire rend son premier verdict inique à l’encontre de l’un de nos camarades. Julien comparaissait mercredi 10 juin dernier pour « port d’armes » et « participation à une manifestation non
autorisée ». Ce dernier chef d’inculpation n’existe pas dans le droit français, une manifestation pouvant au mieux être « déclarée » ou non en préfecture, cette dernière pouvant prendre
l’initiative ou non d’interdire une manifestation, ce qui n’était en l’occurrence pas le cas. Les faits sont caractéristiques de l’hystérie policière dans laquelle nous baignons. Un sac oublié
porte de Paris, les services de déminage appelés, un camarade qui franchit sans le remarquer un cordon de sécurité imaginaire (un agent tremblant sur son scooter) et l’arrivée soudaine d’une
douzaine d’agents qui lui somment d’ouvrir son sac. A l’intérieur, tout ce qu’il faut pour dresser un procès d’intentions en bonne et due forme : un couteau suisse (Julien travaille dans le
carton), du sérum physiologique et des lunettes pour se protéger d’éventuels tirs de lacrymo, une cagoule (un appel avait était lancé pour protester contre l’arrêté anti-cagoule passé
dernièrement), un t-shirt de rechange, des gants, deux frondes. Le procès du 10 juin était lui-aussi placé sous haute surveillance policière. Pour Julien, le TGI s’était transformé en véritable
commissariat : des flics en civil qui prennent en photos les individuEs venuEs soutenir notre camarade, les superviseurs bien connus des manifs lilloises qui avaient pris leur après-midi, et même
une poignée de CRS à la sortie du tribunal, dont tout indique qu’ils étaient là pour nous. Sans oublier les petites phrases lâchées par les flics commentant la peine de Julien comme étant dû à «
l’effet Strasbourg, sachant qu’il y a aussi Calais à la fin du mois ». L’épouvantail anarchiste est de nouveau à la mode et pendant ce temps là, nos libertés fondamentales font grises mines. Dès le
début de l’audience, la juge et la procureur ne font qu’un, redoublant d’imagination pour accuser Julien de ce qu’il n’a pas fait. « Les lunettes étaient mouillées, le sac était abandonné… vous
avez couru pour éviter la police, dites-le ! ». Pour la procureur « la répression de l’Etat, c’est une image d’Epinal » et « critiquer l’Etat, c’est s’isoler de la société ». Elle se demande même
ce qu’est « un café citoyen », le lieu où Julien travaille, place du vieux marché aux chevaux à Lille. Réquisition : 6 mois avec sursis, démesuré, personne n’y croit trop. Elle sera pourtant suivie
par les juges dans sa frénésie répressive. Julien va faire appel. Ras le bol d’être surveilléEs, fliquéEs, fichéEs ; Ras le bol de l’Etat policier : nous avons la haine contre cette justice
préétablie ! La colère ne s’enferme pas derrière des murs ! Nous soutenons fermement Julien et touTEs les camarades dont les procès vont s’échelonner dans le courant du mois de Juin.
Le Groupe d’Anarchistes de Lille et Environs (adhérent de la Coordination des Groupes Anarchistes).
vu sur : http://lille.indymedia.org/article16708.html
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Des solutions d'hébergement ont été organisées sur Lille pour le soir du 23 mai après la manif anti-répression.
Si vous cherchez un hébergement, n'hésitez-pas à nous contacter sur weshwesh36 @ live.fr en indiquant si possible votre numéro de tél pour qu'on vous appelle.
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Saturday the 23d of May
Block against state violence
Because we’ve had enough, enough of this reactionary society, where each news item is used as an excuse for creating a new ultra-repressive law, where simply being against the ultra-liberal and
conservative government makes you a potential suspect, where activism and humanism are criminalised.
Because when a state, through its repressive forces, puts in a year 600,000 individuals in custody (i.e. 1% of its own population) or when it charges for “solidarity offence” those who give aid
to illegal migrants, then we can say it dangerously turns into a fascist-friendly attitude.
More and more testimonies from demonstration witnesses reveal the dark side of the state through the violent republican watchdogs provided with the most sophisticated and harmful arms.
Although a government is supposed to be temporary and to provide for well-being, everyday brings its new facial discriminations, truncheon blows, cranial traumatisms, loss of eyesight or hearing…
i.e. wounds that last for ever.
Those are but a few examples of the state repressive and pernicious solutions to shut mere individuals and political opponents up. Whichever your opposition might be, you can be sure a cell is
waiting for you.
If you’ve had enough of all these proscriptions, enough of the current oversecurity policy, enough of being morally and psychologically murdered everyday, take to the streets on the 23d of May
and show your anger!
In solidarity with Strasbourg and Tarnac rebels, and all political prisoners
-Against the violence, humiliations and racism of police forces
-Against raids carried out on illegal migrants and facial discriminations
-against the antifascism criminalisation
-against social repression on strikers
-against DNA and photographical filling of activists, workers, trade-unionists, individuals
-against the no-hooding policy, and for the right to demonstrate under the cover of anonymity.
Saturday the 23d of May
Against all form of repression
Athens ,Strasbourg ,London ,Villiers-le-bel
Rebellion is rising up.
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